« Notre mission est de contribuer à façonner l’espace informationnel, précise le groupe de Thierry Breton. Avec nos compétences et nos services, nous supportons le développement de la connaissance, de l’éducation et de la recherche dans une approche pluriculturelle. »

Atos, Veolia… Les groupes du CAC 40 se mettent en branle pour se doter officiellement d’une raison d’être. Celle du géant de l’eau et de la propreté est de contribuer au progrès humain afin de parvenir à un avenir meilleur et plus durable pour tous. Sa mission dans ce contexte est de « ressourcer le monde ». C’est ce qu’il a exposé à ses actionnaires réunis en assemblée générale jeudi dernier. Ceux d’Atos voteront sur le sujet le 30 avril afin d’inclure la raison d’être dans les statuts de l’entreprise. « Notre mission est de contribuer à façonner l’espace informationnel, précise le groupe de Thierry Breton. Avec nos compétences et nos services, nous supportons le développement de la connaissance, de l’éducation et de la recherche dans une approche pluriculturelle. »

Responsabilité sociale. Ni révolution, ni révélation, il s’agit plutôt d’essayer de formaliser le bien-fondé de l’entreprise « à l’heure ou beaucoup contestent son action et son apport à l’ensemble de la société », estime Antoine Frérot, le PDG de Veolia. « Plus notre entreprise démontrera qu’elle est au service de l’ensemble de ses parties prenantes, plus elle sera acceptée et reconnue », estime-t-il. La loi Pacte ne dit pas mieux sur ces sujets de RSE (responsabilité sociale et environnementale) et de raison d’être.

La version française du « sense of purpose » si cher au géant américain de la gestion BlackRock – il y voit un gage de performance des entreprises sur la durée – devrait faire des émules chez les grands patrons de l’Hexagone. Entre urgence climatique et Gilets jaunes, ils sont déjà obligés de changer de méthode et de discours. En affichant publiquement leur mission, si vaste soit-elle, ils s’obligeront à rendre compte de leurs performances autres que financières. Satisfaction client, éthique, environnement, égalité hommes-femmes… tous les sujets seront passés au tamis des actionnaires et des investisseurs. La raison d’être, un argument marketing ? Sans doute, mais pas que.

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