A l’occasion du salon Viva Technology, qui se tient à Paris du 16 au 18 mai 2019, Atos a détaillé les grands axes de sa stratégie pour les années à venir, ainsi que de nombreux partenariats. Le leader de la transformation digitale en Europe mise sur l’Edge computing pour optimiser la gestion des données en lançant un nouveau serveur dédié : BullSequana.

Atos a profité du salon Viva Technology, qui se tient à Paris du 16 au 18 mai 2019, pour présenter son nouveau serveur dédié à l’Edge computing et baptisé BullSequana Edge. Priorité stratégique du leader européen de la transformation digitale, cette technologie doit répondre à l’explosion du nombre de données dans les objets suite à l’avènement de l’Internet des objets. Quelque 75 milliards d’objets connectés devraient ainsi peupler notre quotidien en 2025. Soit trois fois plus qu’aujourd’hui. Mécaniquement, les données devraient nécessiter environ cinq fois plus d’espace de stockage, qui représente déjà 33 zettaoctets – soit 36 283 883 716 608 gigaoctets !

Disponible dès aujourd’hui, BullSequana Edge peut être acheté en tant qu’infrastructure autonome, avec une plateforme logicielle (comme Atos Edge Computer Vision) ou un système conteneur (comme Atos Edge Data Container). Ce serveur d’un nouveau genre a été certifié Microsoft Azure pour l’IoT, indique l’entreprise. « Traiter les données et leur permettre créer de la valeur, c’est le cœur de notre métier, a rappelé lors d’une conférence de presse Thierry Breton, président directeur-général d’Atos. Le cloud ne pourra pas toutes les absorber à la vitesse où la technologie évolue. Nous misons donc sur l’Edge computing, qui doit permettre de les héberger localement pour offrir à nos clients une capacité d’action en temps réel. »

 

DIFFUSER L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE À TOUS LES NIVEAUX

Pas plus grand qu’une valise cabine, le nouveau serveur d’Atos dédié à ce service est au cœur de sa stratégie globale. « BullSequana Edge peut diffuser l’intelligence artificielle à tous les niveaux : c’est une première mondiale », assure le PDG. Industrie 4.0, véhicules autonomes, santé… Les secteurs dans lesquels la proximité entre traitement des données et source d’origine va très rapidement s’avérer essentielle. L’intelligence artificielle intégrée à BullSequana Edge optimisera les prises de décision. Ce serveur permet de dépasser les contraintes telles qu’une bande passante limitée, des pertes intermittentes de connexion réseau ou les coûts. « Une offre d’ouverture et de sécurisation des données à la périphérie », a indiqué à L’Usine Digitale Sophie Proust, directrice de la technologie d’Atos.

« La croissance exponentielle des objets connectés et déterminer la façon de gérer l’explosion des données qui en résulte représentent un défi pour les organisations qui y sont confrontées. Pour exploiter et valoriser cette masse de données en périphérie, à l’ère du post-cloud, l’Edge computing s’impose », a estimé Pierre Barnabé, directeur général Big Data et Cybersécurité d’Atos. Le groupe a également profité de son évènement Technology Days pour annoncer un nouveau Hardware Security Module baptisé Horus, un dispositif de sécurité haute performance conçu pour protéger les écosystèmes IoT grâce à des fonctions cryptographiques. Dans un geste de soutien à la recherche, Atos met également au service des chercheurs et des développeurs le programme gratuit myQLM visant à simuler des programmes quantiques sur leurs propres postes de travail.

 

UNE PALANQUÉE DE NOUVEAUX PARTENARIATS

Une collaboration avec Veolia a été annoncée dans le but de « développer l’environnement collaboratif de l’entreprise avec la G Suite de Google Cloud ». Clés de chiffrement, gestion des accès, formation des utilisateurs… L’accord-cadre comprend plusieurs services d’Atos en matière de cybersécurité. Le leader européen de la transformation digitale a également noué un partenariat avec le groupe Total, pour fournir à celui-ci « le simulateur quantique le plus puissant au monde ». L’Atos Quantum Learning Machine trouvera des applications concrètes au niveau de la chimie moléculaire, de l’optimisation des réseaux énergétiques ou encore de l’imagerie sismique et de la mécanique des fluides à moyen-terme.

Avec la start-up Rcup, ce sont des semelles intelligentes qui ont été imaginées afin de réduire les accidents du travail en milieu industriel. Des capteurs intégrés détermineront les déplacements de l’usager et les charges qu’il est amené à porter. Ces données seront analysées par des algorithmes de machine learning, qui généreront des alertes en temps réel pour réduire les risques de développer des troubles musculo-squelettiques (TMS)… et qui alimenteront la recherche médicale. En amont du salon Viva Technology, Atos avait par ailleurs annoncé avoir été sélectionné par Google Cloud comme premier partenaire pour ses calculs de haute performance.

 

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