Atos noue une alliance avec Google Cloud

Le français va créer trois nouveaux centres d'innovation, dont un en France.

IN­FOR­MA­TIQUE C'est un joli coup pour Atos. Le groupe fran­çais di­rigé par Thierry Bre­ton a an­noncé mardi la si­gna­ture d'un par­te­na­riat mon­dial avec Google Cloud vi­sant à aider les en­tre­prises à in­té­grer plus fa­ci­le­ment et ra­pi­de­ment des in­tel­li­gences ar­ti­fi­cielles (IA) à leurs pro­ces­sus.

Cet ac­cord va per­mettre la créa­tion de so­lu­tions sé­cu­ri­sées dans le cloud hy­bride (pu­blic et privé), l'ana­lyse de don­nées et l'ap­pren­tis­sage au­to­ma­tique (ma­chine lear­ning). Il s'agit d'ap­por­ter des so­lu­tions clés en main aux en­tre­prises pour les aider à opé­rer leur trans­for­ma­tion di­gi­tale « En­semble, avec Atos, nous per­met­trons aux en­tre­prises de trans­for­mer et d'amé­lio­rer leurs ac­ti­vi­tés en leur don­nant accès aux in­fra­struc­tures de cloud les plus avan­cées, à des tech­no­lo­gies de pointe en ma­chine lear­ning ainsi qu'à des ou­tils de col­la­bo­ra­tion in­tel­li­gents », ex­plique Diane Greene, PDG de Google Cloud. Ainsi, les don­nées sto­ckées dans le cloud de Google, du moins pour sa par­tie pu­blique, bé­né­fi­cie­ront d'une sé­cu­rité ren­for­cée.

« En as­so­ciant les com­pé­tences d'Atos en ma­tière d'in­té­gra­tion et son ex­per­tise tech­no­lo­gique avec la tech­no­lo­gie Google Cloud, nous per­met­tons aux en­tre­prises de se dé­ve­lop­per avec confiance dans les en­vi­ron­ne­ments plus in­no­vants et les mieux sé­cu­ri­sés, en confor­mité avec les ré­gle­men­ta­tions in­ter­na­tio­nales », af­firme Thierry Bre­ton. Cela té­moigne aussi de la de­mande des en­tre­prises d'avoir un label eu­ro­péen sur la ges­tion de leurs don­nées. L'ap­pli­ca­tion à par­tir de la fin du mois de mai du Rè­gle­ment eu­ro­péen sur la pro­tec­tion des don­nées (RGPD) im­plique no­tam­ment que les en­tre­prises maî­trisent les don­nées qu'elles col­lectent, obli­ga­tion qui s'im­pose aussi aux sous-trai­tants des en­tre­prises. « Les ser­vices de Google ré­pondent aux exi­gences du RGPD. Cer­tains consom­ma­teurs ont des exi­gences qui vont au-delà de cette ré­gu­la­tion, le par­te­na­riat avec Atos va nous per­mettre de ré­pondre à ces at­tentes spé­ci­fiques », pré­cise Paul-Henri Fer­rand, res­pon­sable des opé­ra­tions clients de Google Cloud. L'amé­ri­cain a axé son dé­ve­lop­pe­ment sur des ser­vices re­po­sant sur une offre de cloud pu­blic. Le par­te­na­riat avec Atos lui per­met de l'étof­fer avec un ser­vice de cloud privé, ce qui don­nera nais­sance à un cloud hy­bride, taillé sur me­sure pour ré­pondre à des be­soins spé­ci­fiques de cer­tains uti­li­sa­teurs.

Accélérer aux États-Unis

Avec cette offre conjointe, Google Cloud et Atos cherchent à faire sau­ter les der­niers ver­rous qui bloquent la trans­for­ma­tion di­gi­tale des en­tre­prises. Ils veulent leur ap­por­ter da­van­tage de sé­cu­rité, d'ac­ces­si­bi­lité au cloud et à l'in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle à leurs clients. « Nous al­lons pou­voir ap­por­ter la so­lu­tion de bout en bout aux en­tre­prises pour qu'elles puissent mo­der­ni­ser leurs ou­tils in­for­ma­tiques », ré­sume Paul-Henri Fer­rand.

Ce par­te­na­riat est aussi clé pour Atos par sa por­tée tech­no­lo­gique et son em­preinte géo­gra­phique. La so­ciété fran­çaise y voit un moyen d'ac­cé­lé­rer sa crois­sance. Cela de­vrait aussi lui per­mettre d'aug­men­ter sa pré­sence en Amé­rique du Nord. Au pre­mier tri­mestre, il y a réa­lisé un peu moins de 16 % de son chiffre d'af­faires total, qui s'éta­blit à 2,945 mil­liards d'eu­ros. Atos a par ailleurs an­noncé l'ou­ver­ture de trois centres de R&D à Paris, Londres et Dal­las, concen­tré sur le ma­chine lear­ning et l'in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle. Un qua­trième site, situé en Al­le­magne, de­vrait « bien­tôt » com­plé­ter ce dis­po­si­tif. Des ex­perts d'Atos, spé­cia­li­sés dans les tech­no­lo­gies Google, y tra­vaille­ront par exemple à dé­ve­lop­per et tes­ter de nou­veaux mo­dèles éco­no­miques. De son côté, Google ne dis­pose pas de centre de sto­ckage de don­nées en France. Pour le mo­ment, le groupe amé­ri­cain n'en­vi­sage pas d'en ou­vrir un.

Un autre groupe fran­çais a signé un par­te­na­riat avec Google : Total a an­noncé mardi un ac­cord glo­bal avec l'amé­ri­cain pour dé­ve­lop­per l'uti­li­sa­tion d'in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle dans l'ex­plo­ra­tion d'hy­dro­car­bures (gaz et pé­trole).

Elsa Bembaron

Photo : PHI­LIPPE WO­JA­ZER/REU­TERS


Thierry Breton : « Atos va fournir à ses clients un accès sécurisé à l'intelligence artificielle de Google »

La société française de technologie et de services annonce un partenariat avec Google. Les applications iront de l'intelligence artificielle à l'environnement de travail connecté.

Atos va faire entrer Google dans les entreprises tout en assurant à ces dernières la souveraineté de leurs données industrielles. Dans une interview aux « Echos », Thierry Breton, le PDG de l'entreprise informatique française, présente un partenariat mondial inédit avec le géant californien. Atos pourra notamment proposer à ses clients des accès sécurisés aux technologies d'intelligence artificielle développées à Mountain View. Pour accéder aux technologies les plus pointues, « nos clients demandent un tiers de confiance », explique Thierry Breton.

Vous annoncez un partenariat avec Google, de quoi s'agit-il ?

L'accord permet de marier les compétences d'Atos dans le traitement et le stockage de données en toute sécurité, à celles de Google  dans les technologies de « machine learning » et du cloud public . Il s'agit ainsi de créer des solutions en ligne depuis les serveurs de nos clients, ceux que nous privatisons pour eux, les nôtres et ceux que leur loue Google. Les applications iront de l'intelligence artificielle à l'environnement de travail connecté. Il s'agit d'un partenariat mondial unique entre une société de technologie et de service comme Atos, qui sait adapter ses solutions pour accompagner la transformation digitale des clients, et l'entreprise la plus avancée en matière d'intelligence artificielle. Nous partageons avec Google le même souci de performance et de sécurité.

Comment fonctionnera votre coopération avec Google ?

Il s'agit de répondre à une demande de nos clients : il est indispensable que les entreprises aient la capacité de stocker et traiter leurs données critiques là où elles le souhaitent. Et, en même temps, qu'elles puissent utiliser toutes les technologies développées par un groupe comme Google. Ce que nous proposons à travers cet accord mondial, c'est d'être le tiers de confiance qui garantit à nos clients qu'à tout moment, personne d'autre qu'eux n'aura accès à leurs informations. C'est pour eux un enjeu de souveraineté.

Concrètement, que proposerez-vous aux entreprises ?

Avec cette alliance, nous assurerons à nos clients qu'ils pourront utiliser les algorithmes de « machine learning » de Google tout en bénéficiant des avantages du cloud, qu'il soit public ou privé, et en sachant où sont stockées leurs données industrielles. C'est un sujet absolument crucial. Les données sont devenues un enjeu majeur. Nos clients demandent à  être protégés des cyber-risques et sont également soucieux d'avoir des solutions conformes aux réglementations européennes et internationales ; en un mot, d'avoir un tiers de confiance.

Les grands noms américains de l'informatique installent leurs centres de données en France ou en Europe pour rassurer. A-t-on vraiment besoin d'Atos comme tiers de confiance ?

Atos est une société de droit européen et garantit que les données de ses clients européens localisées en Europe ne seront régies sous aucun autre droit. Aussi, nos clients préfèrent passer par nous quand ils veulent travailler dans un cloud public, par crainte, notamment de l'extraterritorialité de certaines lois qui peuvent s'appliquer aux clients des entreprises américaines par exemple. Il est indispensable que les entreprises aient la capacité de stocker et traiter leurs données critiques en Europe. J'en ai parlé récemment avec la Commissaire européenne à la Société numérique, Mariya Gabriel, qui partage ce point de vue. Pour les entreprises, leurs données c'est leur historique, ce qui garantit la maîtrise de leur savoir-faire. De la maîtrise de leurs données dépend la création de la valeur ajoutée à venir.

Atos annonce également ouvrir trois centres de recherche et développement (R&D), à Dallas, Londres et Paris. Dans quel but ?

Ces trois nouveaux centres Atos ont vocation à faire travailler ensemble nos clients, nos experts ainsi que ceux de Google, pour développer toutes ces solutions et notamment des algorithmes que nous projetons d'adapter en fonction des besoins de nos clients. En informatique, l'expertise est maintenant une question de proximité. Nous ouvrirons bientôt un quatrième centre mondial de R&D et de « machine learning » en Allemagne

Google va ainsi pouvoir pénétrer le marché des entreprises sur lequel il est encore peu présent aujourd'hui...

C'est le sens de ce partenariat, associé à cette notion de tiers de confiance. Nous adapterons la technologie Google aux clients qui le souhaitent sur un mode préférentiel et non exclusif. Culturellement, c'est notre métier. Il faut être proches des entreprises comme nous le sommes pour pouvoir personnaliser les algorithmes d'intelligence artificielle en fonction des besoins des professionnels. Nous déploierons aussi leurs offres de cloud public -  Google Cloud Platform devient notre offre de cloud public par défaut  - et leurs logiciels de bureautique de la gamme G-Suite.

Quelle est la valeur de ces données industrielles ?

Pendant très longtemps, analyser des données permettait de créer des gains de compétitivité. Aujourd'hui, on traite ces données pour inventer de nouveaux modèles économiques et créer de la valeur ajoutée. Notamment en utilisant des algorithmes spécifiques d'intelligence artificielle.  Après une phase préparatoire d'apprentissage automatique , ces applicatifs sont déportés, par exemple, dans les usines

Vous vous concentrez sur les données industrielles. Or ce sont les données personnelles font débat aujourd'hui...

En matière de données et d'intelligence artificielle, la vraie révolution qui est devant nous est celle de l'industrie. Le volume de données dans le monde double tous les dix-huit mois. En 2020, on en comptera 40 zettabytes, soit davantage que d'étoiles observables dans l'univers connu. Les données personnelles n'en sont qu'une partie. Notre métier, c'est de stocker, traiter et protéger les données de nos clients, dans tous les secteurs d'activité. L'Europe se réveille et est en train de comprendre à quel point cet enjeu est stratégique.

Nicolas Barré, Florian Dèbes, Fabienne Schmitt

Photo : ROMUALD MEIGNEUX/SIPA


Thierry Breton : "Atos est la seule entreprise au monde à faire un simulateur quantique"

Thierry Breton, président directeur général du groupe Atos était l'invité d'Isabelle Gounin sur LCI. Il a parlé de l'actualité du groupe Atos, avec notamment la livraison d'un simulateur quantique aux Etats-Unis et la vente d'un supercalculateur à l'université d'Oxford pour l'intelligence artificielle.


Interview de Thierry Breton sur RTL Matin - 01/11/2017

Pour Thierry Breton, président du leader européen du cloud et de la cybersécurité Atos, la mise en place du projet de surtaxe permet de rester en dessous des 3% de déficit, ce qui est « dans l’intérêt général de la nation ».


Défense : les clés du réarmement allemand

Denis Fainsilber ; Anne Bauer

Enquête - Face à la montée des menaces, Angela Merkel est désormais prête à s'allier à Paris pour renforcer l'Europe de la défense. L'Allemagne promet beaucoup, mais rien n'est joué.

C'est une initiative qui témoigne du nouveau rôle que veut se donner l'Allemagne dans l'Europe de la défense. La base aérienne d'Evreux (BA105), dans l'Eure, va accueillir à l'horizon 2021 la première unité aérienne binationale franco-allemande : celle-ci exploitera de façon entièrement conjointe les appareils de transport tactique Lockheed  C-130J que les deux pays vont acquérir pour remplacer des vieux Transall à bout de souffle et pallier les retards de livraison de leurs gros-porteurs Airbus A400M.

Soit huit appareils pour commencer (quatre de chaque côté) et probablement douze à terme. Et un investissement de 100 millions d'euros, réparti à 50/50, pour créer des hangars et un centre de formation conjoint. L'accord en ce sens a été signé en avril dernier par les deux ministres de la défense, à l'époque JeanYves Le Drian et Ursula Von der Leyen. [...]

Dissuasion nucléaire

Depuis le Brexit, le couple franco-allemand est le seul moteur possible pour avancer sur le front de l'Europe de la défense. Mais derrière le volontarisme affiché par Emmanuel Macron et Angela Merkel, rien n'est gagné. Certes, les budgets de défense sont désormais équivalents, mais la France assume la charge de la dissuasion nucléaire; et quand l'Allemagne annonce 1.000 soldats en appui au Sahel, la France en déploie quatre fois plus. [...]

« Si Merkel passe une alliance avec les libéraux et les verts, son appétit pour l'Europe de la défense va décroître » , s'inquiète le PDG d'Atos Thierry Breton, qui milite pour un refinancement commun des dépenses de défense en Europe, afin de ramener de la convergence dans l'endettement entre la France et l'Allemagne. « De toute façon, l'Allemagne n'a pas les infrastructures militaires pour y dépenser 2 % de son PIB » , parie-t-il. A l'inverse, la France a désespérément besoin d'argent, ne serait-ce que pour renouveler sa force de dissuasion nucléaire qui bénéficie à toute l'Europe. »

Berlin a l'argent, la France les savoir-faire, la base industrielle et les capacités militaires européennes doivent être renforcées. Dans ce contexte, le gouvernement d'Emmanuel Macron pousse pour une relance de programmes franco-allemands d'armement. Or jamais l'Allemagne ne renforcera son budget sans vouloir muscler sa propre industrie de défense.

Dans le terrestre, une alliance s'est nouée autour des chars de KNDS qui tarde pour l'heure à porter ses fruits. Dans le maritime, la concurrence est totale entre l'Allemagne et la France qui soutient Naval Group, lequel souhaite se rapprocher des Italiens de Fincantieri. Reste le nerf de la guerre : l'aéronautique.

Avion de combat commun ?

En juillet, lors du sommet franco-allemand, les gouvernements se sont donné six mois pour produire une feuille de route , afin d'aller vers un avion de combat commun. Les industriels français sont méfiants, à l'idée de donner à Berlin les clés d'un de leurs rares avantages compétitifs. Berlin a remporté une première manche sur le projet de drone du futur, en imposant ses critères, à savoir un engin à deux moteurs quitte à faire grimper ses coûts. Le président Macron a accepté. En échange de quoi ?

Personne ne le sait, mais chacun espère que c'est en faveur d'un futur avion de combat franco-allemand qui laissera à Dassault un rôle important. Car l'Allemagne a besoin de remplacer ses chasseurs Tornado dix ans avant la fin de vie des Rafale. L'alternative ?

Soit elle achète des F-35 américains comme la Grande-Bretagne ou l'Italie, « et la messe est dite, c'est la fin de l'Europe de la défense » , explique la communauté française de défense. Soit les deux alliés trouvent un accord autour du Rafale... avec un retour industriel pour l'Allemagne en échange de son investissement. Ce qui impliquera de rapprocher Dassault et Airbus, afin de sauver une aéronautique militaire européenne. Pour l'heure, l'industrie française (Thales, Dassault, MBDA, Safran) n'est pas prête à la germanisation

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Les maths, un jeu d'esprit addictif

Stefano Lupieri 

Si, pour nombre d’entre nous, les maths sont restées synonymes de traumatisme scolaire, certains les pratiquent pour le plaisir. Ils y voient même une sorte d’école de la vie. Et si on donnait à cette discipline, quintessence de l’abstraction, une deuxième chance ?

« Faire des mathématiques, c'est comme entamer un voyage à la découverte de territoires nouveaux guidé par son intuition. On évolue dans un monde idéal, sans contraintes, une sorte de caverne de Platon où les seules limites sont celles de la pensée humaine. » Lorsqu'il commence à parler de maths, Marwan Lahoud se laisse vite emporter par son enthousiasme. En charge il y a encore quelques mois de la stratégie internationale d'Airbus, il ne s'exerce pourtant à la discipline qu'en amateur éclairé. Comme d'autres s'adonnent au jogging ou la méditation. Un « loisir » qu'il a commencé à pratiquer dès son plus jeune âge, lorsque son père l'invitait à résoudre des problèmes de « robinets qui coulent ». Ceux-là mêmes qui ont traumatisé des cohortes d'écoliers... Aujourd'hui, Marwan Lahoud « travaille » sur des sujets ardus d'arithmétique géométrique coaché par un prof. « Je m'y plonge dès que j'ai un moment, que je sois dans ma voiture ou dans mon lit », précise ce polytechnicien élu en 2014 président de l'Institut des hautes études scientifiques (IHES).

Un penchant qu'il partage notamment avec Thierry Breton, le PDG d'Atos. L'ancien ministre de l'Économie avoue avoir toujours avec lui un bouquin de maths, en particulier lorsqu'il prend l'avion, ce qui lui arrive souvent. Pendant que d'autres regardent un film pour passer le temps, lui s'attaque à résoudre des équations, généralement en lien avec la physique quantique. « C'est pour moi un vrai support d'évasion. Lorsqu'on s'absorbe dans un problème, on perd la relation au temps et au monde extérieur », précise ce grand patron. Atos, il n'y a pas de hasard, vient d'ailleurs de lancer un simulateur d'ordinateur quantique, la Quantum Learning Machine.

Retrouvez la suite dans Les Echos Week-End du 15 septembre 2017