L’agence de communication Angie + 1 a publié la 2ème édition de son classement du leadership des grands patrons français sur les réseaux sociaux. Thierry Breton, PDG d’Atos, est classé à la 4ème position.

Pendant des années, ils se sont tus, cachés, restés dans l’ombre de leurs grandes enseignes. Mais depuis quelques années, ils s’affichent, se mettent en avant, font le pari d’incarner les entreprises qu’ils dirigent. Ces “ils”, ce sont les grands patrons français. L’agence Angie les a classés pour la deuxième année consécutive, en fonction de leur leadership sur les réseaux sociaux. “Il y a depuis deux-trois ans une prise de conscience des dirigeants sur comment leur figure influe la réputation de leur entreprise, explique à Forbes France François Guillot, le coordinateur du classement. Avant il y avait plus une culture de discrétion.”

Les réseaux sociaux ont joué un rôle déterminant dans ce changement de paradigme communicationnel. “Twitter a été dans un premier temps l’espace de prédilection des patrons français qui voulaient prendre la parole, analyse François Guillot. Mais maintenant c’est Linkedin qui est plébiscité.” Linkedin a deux principaux avantages. Le premier, c’est d’être un “social network” dédié au monde du travail, “et où les gens sont naturellement plus bienveillants que sur les autres réseaux”, remarque M. Guillot. Ensuite, Linkedin offre différents formats de posts, et notamment celui des “articles”, qui permets aux dirigeants de publier des tribunes. “L’enjeu n’est pas seulement de parler business, relève François Guillot, mais de transmettre sa vision du monde, de partager ses désirs de changement. Quand il prend la parole, un homme comme Emmanuel Faber, le PDG de Danone, ne parle pas tant de yaourt que de justice sociale.”

“Il existe une véritable attente de prise de parole des CEOs, affirme Eric Camel, PDG d’Angie Une étude récente d’Harris Interactive montre d’ailleurs qu’un internaute sur deux dit avoir déjà été influencé positivement par une prise de parole d’un CEO sur Twitter.

Affirmer leur engagement RSE tous azimuts est la première raison qui pousse les grands patrons à communiquer sur les réseaux sociaux. “Nous avons identifié trois combats récurrents derrière lesquels se rallient les dirigeants, commente François Guillot. Combattre le réchauffement climatique est la priorité d’engagement des CEO, tous secteurs d’activité confondus. Les acteurs de l’agro-alimentaire et de la distribution encouragent, eux, des modes de consommation et de production plus responsables et les acteurs de la tech et du secteur tertiaire s’engagent pour un monde du travail et de l’entreprise plus éthique.”

Un des autres apprentissages de ce classement concerne la mixité : les femmes sont sous-représentées dans ce ranking, par rapport au taux de féminisation des Comex notamment. Seules 16 femmes font partie du top 100, soit deux de moins que l’année précédente.

 

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