Cette semaine, Atos a publié son rapport intégré unique, c’est-à-dire un rapport annuel qui intègre les dimensions de responsabilité sociale et environnementale.

Cette décision reflète un constat que nous opérons de longue date : il n’est plus aujourd’hui possible de considérer que la « performance » d’une entreprise, c’est exclusivement sa performance financière.

Impossible aussi de penser qu’une entreprise pourrait présenter ses résultats de l’année écoulée sans évoquer son impact social et environnemental ou son rôle au sein des sociétés et communautés dans lesquelles elle s’inscrit.

C’est bien sûr particulièrement vrai pour les entreprises technologiques.

 

Les entreprises technologiques ne peuvent pas faire l’impasse sur leur impact social et environnemental

Car, à l’heure où l’on annonce que l’informatique pourrait constituer 20% de la consommation d’énergie mondiale d’ici 2025, peut-on parler de notre performance sans parler de notre performance énergétique ?

A l’heure des inquiétudes sur la vie privée, le traitement des données ou l’intelligence artificielle, peut-on parler de notre performance sans évoquer ces enjeux ?

La réponse à ces deux questions est non : le non que nous opposeraient nos investisseurs, nos clients, nos collaborateurs – fidèles reflets, en cela, des sociétés civiles dont ils proviennent, et qui exigent aujourd’hui transparence et responsabilité de la part des entreprises.

C’est pour cette raison que, depuis plusieurs années, nous suivons les recommandations les plus exigeantes du Global Reporting Initiative en matière d’impact social et environnemental.

C’est également pour cette raison que, l’an dernier, le Dow Jones Sustainability Index a placé Atos au premier rang européen et mondial dans son secteur d’activité sur les enjeux de responsabilité d’entreprise et de développement durable.

Cette distinction révèle une conviction profondément ancrée dans le groupe : les enjeux de performance économique et les enjeux de responsabilité sociale et environnementale sont profondément liés. Ils doivent donc être traités de façon intégrée.

 

Un triple enjeu

Et, dans le contexte actuel, nous voyons émerger trois enjeux qui lient profondément la performance et la responsabilité de l’entreprise :

  • Un enjeu technologique tout d’abord : nous entrons en ce moment dans un nouveau cycle, marqué notamment par l’explosion de l’intelligence artificielle et de l’IoT ou Internet des Objets.

Ce cycle va être marqué par de profonds changements dans les modèles économiques des entreprises, dans notre rapport aux données mais aussi dans notre vie quotidienne. Mais il va être aussi l’objet, au sein de nos sociétés, d’un intense questionnement sur les dimensions éthiques, les impacts et les garde-fous.

A la question de la capacité technique s’ajoute de plus en plus de celle du caractère éthique : au « pouvons-nous techniquement et juridiquement le faire » s’adjoint le « devrions-nous le faire ? », est-ce bénéfique pour les sociétés qui nous entourent ?

  • Ce questionnement témoigne d’un deuxième enjeu, l’enjeu comportemental. Nous voyons arriver comme autant de vagues successives les thématiques de la déconnexion, de l’addiction aux écrans, de l’infobésité.

Atos, qui a été à l’origine du programme « zéro email », suit naturellement ces questions avec une attention particulière.

Toutes ces thématiques expriment un même constat : à mesure que la technologie et les données deviennent la trame de nos vies quotidiennes, nous ne pouvons faire l’économie d’une réflexion d’ampleur sur les effets de cette révolution sur les individus, les rapports sociaux ou le rôle de l’entreprise.

  • Le troisième enjeu, essentiel, c’est l’enjeu environnemental – et, en premier lieu, celui de notre consommation énergétique.

Le volume de nos données que l’humanité génère va exploser : il pourrait être multiplié par 5 entre 2019 et 2025 – et ce n’est là qu’un début.

Ces volumes de données, ainsi que les nouveaux usages qui émergent, nécessitent des capacités de calcul colossales. Mais l’augmentation des capacités de calcul ne pourra pas se faire au prix d’une augmentation à l’identique de notre consommation énergétique.

Un exemple pour s’en rendre compte : Atos fait partie des leaders mondiaux en matière de supercalculateurs, ces ordinateurs de pointe utilisés dans des domaines très divers comme la simulation, la recherche médicale ou l’étude du climat.

Dans ce domaine s’opère actuellement une course à l’exascale, ou la capacité à opérer un milliard de milliard d’opérations à la seconde.

Impossible cependant d’atteindre l’exascale sur les bases énergétiques qui ont permis d’atteindre le petaflops – cela signifierait que chaque supercalculateur consommerait autant d’électricité qu’une ville entière !

Là aussi, Atos ne découvre pas ces sujets : aujourd’hui, 15 des 100 supercalculateurs les plus éco-responsables au monde ont été fabriqués par nos soins. Nous sommes donc pleinement conscients que la seule performance technique n’absout pas d’une mauvaise performance énergétique.

 

Un point d’étape positif, pas un satisfecit

Loin de se limiter à ce sujet, Atos a multiplié les initiatives en matière environnementale.

A la fin de l’année dernière, nous avons inauguré le datacenter de nouvelle génération des Clayes-sous-Bois, 30 % plus économe en énergie. Et nous venons d’annoncer que le groupe compensait désormais 100% de ses émissions en CO2.

Toutes ces mesures ne sont pas une finalité en soi, mais une étape sur le chemin qui nous permettra de progresser toujours davantage sur ces trois enjeux.

Ce rapport 2019 n’est donc qu’un rapport d’étape dans notre cheminement vers une entreprise responsable, impliquée, et actrice engagée du progrès durable de nos sociétés.

Ce chemin est long, ardu et exigeant – mais il serait irresponsable, pour les entreprises du numérique, de ne pas choisir de l’emprunter.

 

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