Thierry Breton, PDG d’ATOS et ancien ministre de l’Economie, est l’invité de Léa Salamé à 7h50.

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Thierry Breton s’exprime au sujet de l’affaire Carlos Ghosn. Le tribunal de Tokyo a approuvé mercredi la prolongation de la garde à vue de Carlos Ghosn pour une durée de 10 jours supplémentaires, ont rapporté mercredi les médias japonais.

Le PDG de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors avait été arrêté lundi à Tokyo sur des soupçons de malversations.

L’interpellation du Franco-Libano-Brésilien est l’aboutissement d’une enquête interne de plusieurs mois menée par Nissan, qui a transmis les informations au ministère public.  Lors d’une conférence de presse tenue lundi soir, le président exécutif de Nissan, Hiroto Saikawa, a également mentionné « de nombreuses autres malversations, telles que l’utilisation de biens de l’entreprise à des fins personnelles ».  Selon les médias locaux, une filiale de Nissan a financé l’achat de luxueuses résidences dans quatre pays, propriétés dans lesquelles M. Ghosn se rendait gratuitement à sa guise. Il aurait en outre, selon la chaîne publique NHK, empoché des sommes déclarées au nom d’autres administrateurs.

En France, le ministre de l’Economie, Bruno Lemaire, a cependant assuré que Carlos Ghosn était en règle. « Il n’y a rien de particulier à signaler » a-t-il affirmé après avoir demandé à ses services de « vérifier la situation fiscale de Carlos Ghosn en France ». Il a demandé une réunion du conseil d’administration en urgence, et la nomination d’une gouvernance intérimaire, ce qui a été fait.  Le ministre de l’Économie a rappelé l’importance de l’alliance entre les deux constructeurs automobiles: « L’alliance Renault-Nissan c’est le premier constructeur automobile au monde, près de 10 millions de voitures produites chaque année, c’est 500 000 salariés, dont 47 000 en France », a-t-il dit.

Le conseil d’administration de Renault a confié « à titre provisoire » la direction exécutive du groupe Renault au numéro deux Thierry Bolloré, qui disposera des « mêmes pouvoirs » que Carlos Ghosn.

« M. Ghosn, temporairement empêché, demeure Président-Directeur général », a souligné dans un communiqué le constructeur automobile français à l’issue d’une réunion extraordinaire de son conseil d’administration, convoquée après l’arrestation de M. Ghosn, soupçonné de malversations.

Le conseil d’administration a demandé « à Nissan, sur le fondement des principes de transparence, de confiance et de respect mutuel de la Charte de l’Alliance, de lui transmettre l’ensemble des informations en sa possession dans le cadre des investigations internes dont M. Ghosn a fait l’objet« .

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