Le ministre de l’Économie entre 2005 et 2007 rappelle que le nouveau président américain est « mal vu par une très grande majorité des Républicains ». Le Congrès ne lui est donc pas totalement acquis.

La claque est rude pour Hillary Clinton, qui ne deviendra pas la première femme présidente des États-Unis. À la surprise quasi générale, la victoire est revenue mercredi 9 novembre au milliardaire Donald Trump, 70 ans, jamais élu auparavant. Le candidat républicain a décroché 290 grands électeurs, dépassant les 270 nécessaires pour entrer à la Maison Blanche le 20 janvier prochain.

Thierry Breton le concède sans mal : comme « la majorité des Républicains » en France, sa famille politique, il n’avait « pas du tout venir » cette issue. « C’est vrai que c’est un événement tout à fait considérable », constate le ministre de l’Économie de Jean-Pierre Raffarin entre février 2005 et mai 2007, devenu ensuite président du géant du numérique Atos, 100.000 employés environ dans le monde dont 12.000 aux États-Unis.